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Bienvenue sur mon blog dédié à Marc Levy, l'auteur des romans qui ont boulversés ma vie... Découvrez le et parlons en ;o)

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 "Il y a deux endroits où puiser tous les espoirs du monde, dans les yeux des enfants et dans le regard de Soeur Emmanuelle"

Marc Levy

Le Secret de Marc ?

"Je raconte l'histoire à mon meilleur ami, et à un moment donné je lui propose de boire un café. Si après cela, il ne me demande pas de lui raconter la suite, je considère que le récit n'est pas bon et que je dois recommencer !"

 

 

 

Jeudi 7 avril 2005 4 07 /04 /Avr /2005 00:00

Voilà le deuxième roman de Marc Levy "Où es-tu ?", celui qui m'a fait découvrir cet auteur extraordinaire. Philip et Susan représente pour moi la vie et ses plus pures émotions. Les choix auxquels nous sommes confrontés tous les jours, leurs conséquences, l'amour, l'amitié, l'ambiguïté de ces derniers, les regrets, les remords... je pourrais faire une liste sans fin des sentiments exprimés dans ce roman. La question "Comment fait il ?" reste sans réponse... ;o)

Il est surdoué !

"Quand on vit aux cotés des gens on ne se rend pas vraiment compte qu'ils changent, et c'est comme cela qu'on finit par les perdre."

C'est tellement vrai que j'en ai pleuré...

"Aéroport de Newark. Le taxi vient de la déposer le long du trottoir et s'enfuit dans le tumulte des véhicules qui gravitent autour des satellites ; elle le regarde disparaître au loin. Son énorme baluchon vert déposé à ses pieds pèse presque plus lourd qu'elle. Elle le soulève, grimace et le maintient sur ses épaules. Elle franchit les portes automatiques du terminal 1, traverse le hall et descend quelques marches. À sa droite un autre escalier s'élève en spirale ; malgré le fardeau qui pèse sur son dos elle grimpe les marches et s'engage d'un pas déterminé dans le couloir. Elle s'immobilise le long de la devanture d'un bar baigné d'une lumière orangée et regarde au travers de la vitre. Accoudés au comptoir en formica une dizaine d'hommes sirotent leurs bières en commentant haut et fort les résultats des matchs qui défilent sur l'écran d'une télévision accrochée au-dessus de leurs têtes. Poussant la porte en bois au large oculus, elle entre, regarde bien au-delà des tables rouges et vertes.
Elle le voit, assis au fond contre la paroi de verre qui surplombe le tarmac. Un journal plié sur la table, il a posé son menton sur sa main droite et laisse errer la gauche qui dessine au crayon un visage sur la nappe en papier.
Ses yeux, qu'elle ne peut encore voir, sont perdus dans le vague d'un bitume strié de bandes jaunes où les avions roulent au pas, allant chercher leur envol un peu plus loin. Elle hésite, emprunte la travée de droite qui la conduira à lui sans qu'il l'aperçoive. Elle dépasse l'armoire réfrigérante qui ronronne, s'approche d'un pas vif qu'elle sait garder feutré. Arrivée à sa hauteur, elle pose une main sur les cheveux du jeune homme qui l'attend et les ébouriffe tendrement. Sur le papier nid-d'abeilles, c'est son portrait qu'il esquissait.

— Je t'ai fait attendre ? demande-t-elle.

— Non, tu es presque à l'heure, c'est maintenant que tu vas me faire attendre.

— Tu es là depuis longtemps ?

— Je n'en ai pas la moindre idée. Qu'est-ce que tu es jolie ! Assieds-toi.

Elle sourit et regarde sa montre.

— Je décolle dans une heure.

— Je vais tout faire pour que tu le rates, pour que tu ne le prennes jamais !

— Alors je décolle d'ici dans deux minutes ! dit-elle en s'asseyant.

— Bon, c'est promis, j'arrête. Je t'ai apporté quelque chose.

Il dépose une pochette en plastique noir qu'il pousse vers elle du bout de son index. Elle incline la tête, sa façon à elle de dire : " Qu'est-ce que c'est ? " Et comme il comprend la moindre expression de son visage, le seul mouvement de ses yeux répond : " Ouvre, tu verras. " C'est un petit album de photos.
Il commence à tourner les pages. Sur la première, en noir et blanc, deux bébés de deux ans se regardent debout, face à face, ils se tiennent mutuellement par les épaules.

— C'est la plus vieille photo de nous deux que j'aie pu retrouver, dit-il.

Il tourne un feuillet, poursuivant son commentaire :

— Celle-ci c'est toi et moi, un Noël dont j'ai oublié la date, mais nous n'avions pas encore dix ans. Je crois que c'est l'année où je t'ai donné ma médaille de baptême.

Susan plonge la main entre ses seins pour en tirer la petite chaîne et son pendentif à l'effigie de sainte Thérèse, qui ne la quitte jamais. Quelques pages encore, elle l'interrompt et décrit à son tour :

— Celle-ci c'est nos treize ans, c'est dans le jardin chez tes parents, je viens de t'embrasser, c'est notre premier baiser, tu m'as dit : " C'est dégueulasse " quand j'ai voulu mettre ma langue ; et celle-ci c'est deux ans après, là c'est moi qui ai trouvé ça dégoûtant quand tu as voulu qu'on dorme ensemble.

Au verso Philip reprend la parole et pointe une autre image.

— Et un an plus tard à la fin de cette soirée, si je m'en souviens bien, tu ne trouvais plus ça dégoûtant du tout.
Chaque feuillet de celluloïd marque un temps de leur enfance complice. Elle l'arrête.

— Tu as sauté six mois, il n'y a pas de photo de l'enterrement de mes parents ? Pourtant je crois que c'est là où je t'ai trouvé le plus sexy !

— Arrête avec cet humour débile, Susan !

— Je ne plaisantais pas. C'est la première fois que je t'ai senti plus fort que moi, ça me rassurait vraiment. Tu sais, je n'oublierai jamais...

— Arrête avec ça...

— ... que c'est toi qui es allé rechercher l'alliance de maman pendant la veillée...

— Bon, peut-on changer de sujet ?

— Je crois que c'est toi qui me rappelles tous les ans à leur mémoire, tu as toujours été tellement attentionné, présent et prévenant chaque année, pendant la semaine anniversaire de l'accident.

— On passe à autre chose maintenant ?

— Allez, continue de nous faire vieillir, tourne les pages.

Il la regarde, immobile, il y a de l'ombre dans ses yeux. Elle lui adresse un sourire et reprend :

— Je savais que c'était égoïste de ma part de te laisser m'accompagner à cet avion.

— Susan, pourquoi fais-tu ça ?

— Parce que " ça " c'est aller au bout de mes rêves. Je ne veux pas finir comme mes parents, Philip. Je les ai vus passer leur existence à payer des traites, et pourquoi ? Pour finir tous les deux contre un arbre, dans la belle bagnole qu'ils venaient d'acheter. Toute leur vie a fait deux secondes aux infos du soir, que j'ai regardées sur la belle télé qui n'était même pas encore payée. Je ne juge rien ni personne Philip, mais moi je veux autre chose, et m'occuper des autres est une vraie raison de me sentir en vie.

Il la regarde, perdu, admirant sa détermination. Depuis l'accident elle n'est plus tout à fait la même, comme si les années s'étaient bousculées aux portes des réveillons, telles des cartes à jouer que l'on jette par deux pour distribuer plus vite. Susan ne paraissait déjà plus ses vingt et un ans sauf quand elle souriait, ce qui lui arrivait très souvent. Son cycle de Junior College achevé, et son diplôme d'Associate of Arts en poche, elle s'était engagée dans le Peace Corps, cette association humanitaire qui envoyait les jeunes porter assistance à l'étranger.
Dans moins d'une heure elle partira deux longues années durant pour le Honduras. À quelques milliers de kilomètres de New York elle passera de l'autre côté du miroir du monde."

Par Emmanuelle - Publié dans : Extraits
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Mardi 5 avril 2005 2 05 /04 /Avr /2005 00:00

Parce que nous ne sommes jamais seuls... La littérature permet des voyages au-delà des espérances. C'est pourquoi aujourd'hui je vous propose de découvrir un extrait du premier roman de Marc Levy, celui qui l'a révélé comme auteur romanesque et atipyquement féministe.

Régalez vous !

 

 

"Tandis que Peggy Lee chantait Fever sur 101.3 FM, Arthur plongea sa tête plusieurs fois sous l'eau. Ce qui l'étonna d'abord fut la qualité sonore de la chanson qu'il écoutait, puis le réalisme stupéfiant de la stéréophonie, surtout pour un appareil censé être en monophonie. À bien entendre, il semblait que le claquement de doigts qui accompagne la mélodie provenait de la penderie. Intrigue, il sortit de l'eau, et marcha a pas de loup vers les portes du placard, pour mieux entendre. Le bruit était de plus en plus précis. Il hésita, prit son souffle et ouvrit brusquement les deux battants. Ses yeux s'écarquillèrent, il fit un mouvement de recul.
Cachée entre les cintres, il y avait une femme, les yeux clos, apparemment envoûtée par le rythme de la chanson, faisant claquer son pouce contre son index, elle fredonnait.

— Qui êtes-vous, qu'est-ce que vous faites là ? questionna-t-il.

La femme sursauta et ouvrit ses yeux en grand.

— Vous me voyez ?

— Bien sûr que je vous vois.

Elle semblait totalement surprise qu'il la regarde. Il lui fit remarquer qu'il n'était ni aveugle ni sourd et formula à nouveau sa demande : que faisait-elle là ? Pour toute réponse elle lui dit qu'elle trouvait cela formidable. Arthur ne voyait rien de « formidable » à cette situation et sur un ton plus agacé que précédemment reposa une troisième fois sa question : que faisait-elle dans sa salle de bains a cette heure avancée de la nuit ? « Je crois que vous ne vous rendez pas compte, reprit-elle, touchez mon bras ! » Il resta interloqué, elle insista :

— Touchez mon bras, s’il vous plaît.

— Non, je ne toucherai pas votre bras, qu'est-ce qui se passe ici ?

Elle prit Arthur par le poignet et lui demanda s'il la sentait quand elle le touchait. L'air excédé il confirma avec fermeté qu'il avait senti quand elle l'avait touche, qu'il la voyait et l'entendait parfaitement. II demanda une quatrième fois qui elle était et ce qu'elle faisait dans le placard de sa salle de bains. Elle éluda totalement sa question et répéta, très enjouée, que c'était « fabuleux » qu'il la voie, l'entende et puisse la toucher. Éreinté par sa journée, Arthur n'était pas d'humeur.

— Mademoiselle, ça suffit. C'est une blague de mon associé ? Vous êtes qui ? Une call-girl en cadeau de pendaison de crémaillère ?

— Vous êtes toujours grossier comme ça ? J'ai l'air d'une pute ?

Arthur soupira.

— Non, vous n'avez pas l'air d'une pute, mais vous êtes juste cachée dans mon dressing à presque minuit.

— En attendant c'est vous qui êtes à poil, pas moi !

Arthur sursauta, saisit une serviette, la passa autour de sa taille, et essaya de reprendre une contenance normale. Puis il haussa la voix.

— Bon, maintenant, on arrête ce jeu, vous sortez de là, vous rentrez chez vous, et vous direz à Paul que c'est très moyen, très très moyen.

Elle ne connaissait pas Paul et lui intima de baisser le ton. Apres tout, elle non plus n'était pas sourde, c'était les autres qui ne l'entendaient pas, elle entendait très bien. II était fatigué et ne comprenait rien à la situation. Elle semblait très perturbée, lui venait d'achever son emménagement et voulait seulement être tranquille.

— Soyez gentille, prenez vos affaires et rentrez chez vous, et puis sortez de ce placard à la fin.

— Doucement, ce n'est pas si facile que ça, je ne suis pas d'une précision absolue, quoique ça s'améliore ces derniers jours.

— Qu'est-ce qui s'améliore depuis quelques jours ?

— Fermez les yeux, j'essaie.

— Vous essayez quoi ?

— De sortir de la penderie, c'est ce que vous voulez, non ? Alors fermez les yeux, il faut que je me concentre, et taisez-vous deux minutes.

— Vous êtes folle à lier !

— Oh ! ça suffit d'être désagréable, taisez-vous et fermez les yeux, on ne va pas y passer la nuit.

Décontenancé, Arthur obéit. Deux secondes plus tard il entendit une voix qui provenait du salon.

— Pas mal, juste a côte du canapé mais pas mal.

II sortit précipitamment de la salle de bains et vit la jeune femme assise par terre au centre de la pièce. Elle fit comme si de rien n'était.

— Vous avez laisse les tapis, j'aime bien, mais je déteste ce tableau au mur.

— J'accroche les tableaux que je veux, là où je le veux, et j'aimerais me coucher, alors si vous ne voulez pas me dire qui vous êtes ce n'est pas grave, mais dehors maintenant! Rentrez chez vous !

- Je suis chez moi ! Enfin, j'étais. Tout cela est tellement déroutent.

Arthur hocha la tête, il louait cet appartement depuis dix jours et lui fit savoir qu'il était chez lui.

— Oui, je sais, vous êtes mon locataire post mortem, c'est plutôt rigolo comme situation.

— Vous dites n'importe quoi, la propriétaire est une femme de soixante-dix ans. Et qu'est-ce que cela veut dire «locataire post mortem ? »

— Elle serait contente si elle vous entendait, elle en a soixante-deux, c'est ma mère, et elle est mon tuteur légal dans la situation actuelle. Je suis la vraie propriétaire.

— Vous avez un tuteur légal ?

— Oui, compte tenu du contexte, j'ai un mal fou à signer des papiers en ce moment.

— Vous êtes suivie dans un hôpital ?

— Oui, c'est le moins que l'on puisse dire.

— Ils doivent être très inquiets là-bas. De quel hôpital s'agit-il, je vais vous raccompagner.

— Dites-moi, vous êtes en train de me prendre pour une folle évadée de l'asile ?

— Mais non...

— Parce que après la putain de tout à l'heure ça fait beaucoup pour une première rencontre.

II se moquait de savoir si elle était une call-girl ou une folle originale, il était exténué et voulait simplement se coucher. Elle ne releva pas et continua sur sa lancée.

— Vous me voyez comment ? reprit-elle.

— Je ne comprends pas la question.

— Je suis comment, je ne me vois pas dans les miroirs, je suis comment ?

— Perturbée, vous êtes très perturbée, dit-il impassible.

— Physiquement, je veux dire.

Arthur hésita, il la décrivit grande, très grands yeux, jolie bouche, un visage d'une douceur en opposition totale avec son comportement, lui parla de ses longues mains qui dessinaient des mouvements gracieux.

— Si je vous avais demandé de m'indiquer une station de métro, vous m'auriez donne toutes les correspondances ?

— Pardonnez-moi, mais je ne comprends pas.

— Vous détaillez toujours les femmes avec autant de précision ?

— Comment êtes-vous entrée, vous avez un double des clés ?

— Je n'en ai pas besoin. C'est tellement incroyable que vous me voyiez.

Elle insista à nouveau, c'était pour elle un miracle d'être vue. Elle lui dit qu'elle avait trouve très jolie la façon dont il l'avait décrite et l'invita a s'asseoir à ses côtés. « Ce que je vais vous dire n'est pas facile à entendre, impossible à admettre, mais si vous voulez bien écouter mon histoire, si vous voulez bien me faire confiance, alors peut-être que vous finirez par me croire et c'est très important car vous êtes, sans le savoir, la seule personne au monde avec qui je puisse partager ce secret."

Par Emmanuelle Dragon - Publié dans : Extraits
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Dimanche 3 avril 2005 7 03 /04 /Avr /2005 00:00
Voici le début d'une histoire qui commence par un roman que mon père m'avait offert, il y a maintenant 3 ans... Un livre dont je ne m'étais pas souciée parce que parler d'un ouragan pendant je ne sais combien de page... Ca ne m'avait pas vraiment inspirée à l'époque. Puis j'ai connu Marc Levy grâce à mon idole Mylène Farmer et je me suis dis "Pourquoi pas ?!" L'aventure a été merveilleuse et j'ai littéralement absorbé ses romans les uns après les autres et j'espère que le prochain sera aussi prenant, en fait je n'en doute pas ;o)
Par Emmanuelle Dragon - Publié dans : Marc Levy
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~C'est arrivé...~

... le 31 mars 1978 :
80.000 tonnes de pétrole s'échappent des cuves du supertanker américain Amoco Cadiz échoué sur les rochers de Portsall. Une marée noire giga... » Lire

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